Sterling, leader de l’Angleterre, est comme à la maison à Wembley

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Depuis le début de l’Euro-2021, l’attaquant de Manchester City, Raheem Sterling, porte son équipe en enchaînant les bonnes performances. Si l’Angleterre venait à remporter son premier tournoi depuis 55 ans dimanche face à l’Italie, elle le devra en grande partie à celui qui a grandi à deux pas du stade de Wembley, où aura lieu la finale.

Sur son bras gauche, Raheem Sterling arbore un tatouage représentant un enfant, ballon de football à la main et numéro 10 sur le dos, contemplant le stade de Wembley, temple du football anglais. Cet enfant, il s’agit de Raheem Sterling lui-même et ce rêve, il est en passe de se réaliser avec la finale face à l’Italie qui se profile dimanche 11 juillet pour l’Angleterre. 

“Jouer dans ce stade signifie beaucoup pour moi”, explique-t-il à propos de ce tatouage. “À chaque fois que je veux y penser, il me suffit de regarder mon bras.”


 

Né à Kingston (Jamaïque) en 1994, Sterling rejoint sa mère en Angleterre à l’âge de 7 ans. Pendant plusieurs années, il vit à 480 mètres du mythique stade anglais.

“J’ai grandi avec cette vue”, raconte Sterling plus tard. “Chaque jour, elle m’a fait rêver de jouer en Premier League et en sélection.”

Depuis cette époque, Raheem Sterling a multiplié les bons souvenirs dans ce stade, y soulevant sept trophées avec Manchester City. Reste à y gagner avec la sélection, alors que l’Angleterre est à la recherche d’un trophée majeur depuis 1966 et que le Mondial est disputé à domicile.

Dans ce tournoi hors norme où l’Angleterre a eu le luxe de disputer six de ses sept matchs à domicile, Raheem Sterling a fait honneur à son amour de Wembley. Il y a été l’auteur de trois buts (contre la Croatie, la République tchèque et l’Allemagne) et a été décisif lors de la demi-finale face au Danemark : une mise sous pression de Simon Kjaer qui a poussé le Danois à marquer contre son camp et un penalty provoqué.

L’Angleterre, qui s’est réveillée jeudi pour la première fois depuis 55 ans dans la peau de finaliste d’une compétition majeure, sait ce qu’elle doit au joueur de Manchester City.

“Il est le meilleur Anglais et de loin” dans ce tournoi, a tranché sans hésiter Jamie Carragher, l’ancien de Liverpool, à la télévision anglaise.

Pièce majeure du 11 de Southgate

Foden, Mount, Sancho, Grealish, Rashford… le sélectionneur anglais Gareth Southgate a pourtant à sa disposition un arsenal offensif qui ferait pâlir beaucoup de pays. Mais, au moment de composer son 11, deux hommes semblent inamovibles dans l’esprit du flegmatique technicien des Three Lions : Harry Kane et Raheem Sterling.

Si le premier a eu besoin de trois matchs et demi pour se montrer décisif, Raheem Sterling a fait ses preuves dès les premiers matchs de la compétition, en inscrivant les deux uniques buts de l’Angleterre à ce stade initial. Puis il a laissé la lumière à celui qui pourrait devenir son comparse à Manchester City la saison prochaine, en passe aussi de devenir le meilleur buteur du tournoi.

“Avec Harry Kane qui joue plus bas, il faut des joueurs qui font des appels dans le dos, qui ont la vitesse”, explique Jamie Carragher, soulignant la complémentarité des deux joueurs.

Le sélectionneur Gareth Southgate aussi a loué la capacité des joueurs de sa ligne d’attaque à “venir entre les lignes ou jouer des un-contre-un sur les ailes” avec une égale réussite.

Flanqué de Saka, autre “natif” de Wembley

Lors de la demi-finale face au Danemark, Raheem Sterling a aussi été bien aidé par le bon match de Bukayo Saka sur la droite, qui a permis à l’Angleterre de moins pencher à gauche que d’habitude. À 19 ans et 305 jours, il est devenu le plus jeune international anglais à participer à un match du dernier carré d’une grande compétition, alors que la place à droite semblait promise à Phil Foden, Marcus Rashford ou Jadon Sancho après leur saison flamboyante dans leur club respectif.

Mais par son volume de jeu, sa polyvalence – il peut jouer à presque tous les postes du milieu et en attaque comme en défense sur les ailes –, le joueur d’Arsenal s’est révèle le pendant parfait de Sterling. Clin d’œil de l’histoire, il a grandi à l’ombre de Wembley, comme son aîné, dans la circonscription londonienne d’Ealing, voisine de celle de Brent où se trouve le stade.

“S’il arrive à attirer (les défenseurs centraux italiens) hors de leur position – on a vu comment l’Espagne a marqué en obligeant (Giorgio) Chiellini à sortir –, il sera la clé” de ce match, a même déjà pronostiqué la légende anglaise Gary Neville.

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