Sammy Baloji explore les relations entre anciennes colonies et ex-puissances coloniales

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Avec “Kongo, fragments de dialogues entrelacés”, Sammy Baloji s’inspire des tissus traditionnels du Kongo, avec un K, comme à l’époque où c’était un empire. L’artiste originaire de République démocratique du Congo revient avec Laure Manent sur son travail et explique comment et pourquoi il reprend les motifs de ces tissus, les agrandit, colorise et encadre.

Sammy Baloji explique la raison pour laquelle il a choisi de les présenter en parallèle de “tentures des Indes”, ces tapisseries européennes représentant les Indes néerlandaises, c’est-à-dire l’actuel Brésil. De cette façon, l’artiste souligne comment les colonies – africaines ou américaines – ont été revisitées et fantasmées par les Européens. Il montre aussi comment la façon dont l’art est traité dépend de son origine, avec des œuvres africaines longtemps exposées dans des musées ethnologiques, alors que l’art européen l’était dans des institutions consacrées à l’art. Connu pour son travail de photographe, il explore depuis quelques années d’autres formes d’art. L’installation est visible aux Beaux-Arts à Paris, jusqu’au 18 juillet.

Alors qu’on est à mi-parcours de saison “Africa 2020”, les Magasins généraux à Pantin rendent hommage à la société civile africaine et sa diaspora à travers l’art. Dans l’exposition “Hôtel Sahara”, dix jeunes artistes issus de pays traversés par ce désert se le sont réapproprié lors d’une résidence artistique et ont transformé cette expérience en art – danse, peinture ou musique notamment.

Le plasticien ghanéen El Anatsui s’expose à la Conciergerie avec son installation “En quête de liberté”. Dans le décor sublime du monument parisien, il dévoile ses sculptures, notamment d’immenses et riches tapisseries, composées à partir de matériaux de récupération comme des capsules de bouteilles. À découvrir jusqu’ au 14 novembre 2021.

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