Roland-Garros décalé d’une semaine en raison du Covid-19

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Le tournoi de Roland-Garros, qui devait se dérouler du 23 mai au 6 juin, a été reporté d’une semaine, a annoncé jeudi la Fédération française de tennis (FFT).

Après une édition d’automne, le Grand Chelem parisien compte bien se tenir au printemps cette année. Mais avec un report d’une semaine, pour tenter de profiter d’une amélioration sur le front de la pandémie : l’édition 2021 de la grande fête du tennis français se déroulera ainsi du 30 mai au 13 juin, au lieu du 23 mai au 6 juin, a annoncé la FFT jeudi 8 avril.

Cet ajustement pourrait éventuellement permettre à Roland-Garros d’accueillir un nombre plus important de spectateurs, dans l’hypothèse où les restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19 seraient assouplies d’ici là.

Le ministère des Sports avait indiqué mardi que des discussions étaient “en cours”, à la fois sur “un décalage de quelques jours” et “sur les modalités (relatives) notamment à l’accueil du public”.

Il y a une semaine, Gilles Moretton, le nouveau président de la Fédération française de tennis (FFT), organisatrice du tournoi, avait expliqué à l’AFP étudier “la palette presque totale” des options pour l’édition à venir, à deux exceptions près.

“Je n’ose pas imaginer” l’annulation pure et simple, ni “une jauge à 100 %”, avait-il déclaré.

Après les premières rumeurs de report rapportées par le quotidien L’Équipe, la championne française Alizé Cornet a réagi à chaud sur le plateau de Tennis Channel : “Notre ministre des Sports est une calamité, désolée. Je n’ai rien contre elle mais elle ne prend que des mauvaises décisions concernant le sport. C’est comme si elle s’en fichait (…). C’est une décision assez égoïste. Le calendrier va souffrir de ce report”, a-t-elle dénoncé, visiblement remontée contre Roxana Maracineanu.


Une triste édition 2020

En 2020, en pleine première vague de nouveau coronavirus, la FFT, alors pilotée par Bernard Giudicelli, avait décidé à la surprise générale de reporter Roland-Garros de la fin du printemps au début de l’automne. Une migration inédite, qui n’avait toutefois pas empêché Rafael Nadal de triompher pour la treizième fois sur la terre battue parisienne.

Finalement organisé à cheval sur septembre et octobre, le tournoi avait été rattrapé par la réalité du Covid-19, jusqu’à la dernière minute : sa jauge de public s’était progressivement réduite comme peau de chagrin, de 11 500 spectateurs quotidiens maximum à 5 000, puis seulement 1 000 par jour.

Au-delà de Roland-Garros, le calendrier du tennis mondial est largement chamboulé depuis que la pandémie s’est installée.

La saison dernière, les circuits professionnels ont été tout bonnement suspendus de début mars au mois d’août, Wimbledon n’a pas eu lieu et l’US Open s’est tenu à huis clos à la fin de l’été.

Cette année encore, l’Open d’Australie a opté pour un report de trois semaines, de mi-janvier à début février, pour que joueuses et joueurs se soumettent à une quatorzaine à leur arrivée sur l’île-continent quasi libérée de l’étau du Covid-19.

Depuis, semaine après semaine, les bulles sanitaires et leur lot de contraintes se répètent de tournoi en tournoi. Mais la saison sur ocre s’est malgré tout ouverte cette semaine.

Avec ce léger décalage, Roland-Garros ne donne pas, cette fois, de grand coup de pied dans la fourmilière. Mais il empiète sur le lancement de la saison sur gazon, prévu le 7 juin avec les tournois de Stuttgart (Allemagne), s’Hertogenbosch (Pays-Bas) et Nottingham (Grande-Bretagne).

Si ce calendrier est maintenu, deux semaines seulement sépareront la finale du Grand Chelem parisien du début de Wimbledon, programmé à partir du 28 juin. Le même écart qu’entre la fin de la levée londonienne du Grand Chelem et le tournoi olympique à Tokyo (24-30 juillet).

Avec AFP

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