“Mourir peut attendre” : l’avant-première du dernier James Bond a enfin eu lieu

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Laure Manent et Thomas Baurez reviennent sur l’événement cinéma des derniers mois avec le très attendu dernier opus de la série des Bond. L’agent 007 revient enfin sur les écrans après une sortie maintes fois repoussée pour cause de pandémie de Covid-19. Le film a été présenté, mardi 28 septembre, en avant-première à Londres.

Dans “Mourir peut attendre” (“No Time to Die”), dernier volet des aventures du plus rebelle des agents secrets de sa Majesté, James Bond retrouve son ex-amour Madeleine Swann, incarnée par Léa Seydoux, alors qu’il tente de défaire les plans de Lyutsifer Safin (Rami Malek), qui cherche à éliminer des millions de personnes de la surface de la Terre grâce à une arme redoutable.

Le réalisateur américain Cary Joji Fukunaga reprend la recette habituelle des Bond : aventure, voyages (des paysages norvégiens à une scène qui dépote à Cuba, notamment), jolies filles, trahisons et scènes d’action soutenues à grand renfort d’explosions… Mais le scénario montre cette fois un agent blessé, plus sentimental que d’habitude, et des éléments inattendus dans la série des aventures de 007. On n’en dira pas plus pour ne pas dévoiler la substantifique moëlle de cet opus qui sort en salles en France le 6 octobre 2021.

Le film était d’autant plus attendu qu’il marque la fin du cycle Daniel Craig. Après 5 films dans la peau de James Bond (“Casino Royale”, “Quantum of Solace”, “Skyfall” et “Spectre”, dont “No Time to Die” est la suite), l’acteur britannique va passer le relais. La productrice Barbara Broccoli a fait savoir que la recherche de la relève ne commencerait pas avant 2022.

Dans le film “Les intranquilles”, le réalisateur Joachim Lafosse parle amour et maladie mentale. Présenté en compétition au festival de Cannes, ce long-métrage met en scène un couple, incarné par Leïla Bekhti et Damien Bonnard, aux prises avec la bipolarité de Damien. L’histoire est en partie inspirée du livre-confession de Gérard Garouste, “L’intranquille, autoportrait d’un fils, d’un peintre, d’un fou”. Damien Bonnard interprète, tout en nuances, cet homme qui navigue d’un excès à l’autre. Joachim Lafosse revient sur les thèmes qui l’habitent, la cellule familiale et ses dysfonctionnements, déjà explorés dans “Nue propriété”, “À perdre la raison” ou “L’économie du couple”.

Enfin, le roman “Eugénie Grandet” d’Honoré de Balzac est porté à l’écran par l’écrivain et cinéaste Marc Dugain. Joséphine Japy incarne cette jeune provinciale de Saumur que son père (Olivier Gourmet) hésite à marier, trop avare pour payer une dot. Elle repousse des prétendants plus intéressés par la fortune cachée de son père que par sa personne mais s’amourache de son cousin ruiné. Malgré une diatribe féministe, Marc Dugain ne parvient pas vraiment à transcender son Eugénie Grandet. Comme beaucoup d’adaptations de classiques de la littérature, le film souffre d’un certain académisme, qui sert le roman mais pas forcément sa version cinématographique.

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