les Jeux paralympiques s’ouvrent au Japon en pleine 5e vague de Covid-19

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Ce mardi marque le début des Jeux paralympiques à Tokyo, en pleine cinquième vague de Covid-19 au Japon, comme en témoigneront les tribunes vides du stade national lors de la cérémonie d’ouverture prévue à  20h00 (heure de Tokyo, 11h00 GMT). Malgré ce contexte, tous les engagés entendent briller.

Un peu plus de deux semaines après la fin des Jeux olympiques, les Jeux paralympiques s’ouvrent à Tokyo, mardi 24 août, en pleine cinquième vague de Covid-19. L’archipel enregistre plus de 25 000 cas positifs quotidiens ces derniers jours, poussant les hôpitaux au point de rupture, selon les médecins locaux. Cette dégradation a eu raison des gradins, décrétés vides dans le sillage des JO frappés de huis clos pour 98 % des épreuves.

Pour les 4 400 sportifs en lice, il n’y aura pas de public donc pour ces Jeux paralympiques. Mais leur objectif est ailleurs : décrocher l’un des 539 titres (contre 339 durant les JO) décernés jusqu’au 5 septembre. “C’est sûr qu’on préférerait qu’il y ait du public mais, nous, on reste concentrés sur notre objectif. On a passé cinq ans cette fois à s’entraîner pour atteindre le graal”, résume pour l’AFP la judokate Sandrine Martinet, porte-drapeau de la délégation française avec le tennisman Stéphane Houdet.

Les para athlètes bouillent d’impatience après cinq ans d’attente

Dans le stade national de Tokyo, encore marqué du triplé en or (100m, 200m et 4x100m) de la sprinteuse jamaïcaine Elaine Thompson-Herah, Sandrine Martinet montrera, lors de la cérémonie d’ouverture, la voie aux 146 Français et Françaises engagés dans ces Jeux. Il y aura 162 délégations, dont cinq nouvelles : le Bhoutan, le Guyana, les Maldives, le Paraguay et Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

L’Afghanistan, confronté au retour des Taliban au pouvoir, ne devrait pas en être. Un espoir demeure encore. L’Australian Broadcasting Corporation (ABC) et Le Parisien affirment que les taekwondoïstes Zakia Khudadadi et Hossain Rasouli ont pu fuir leur pays et trouver refuge en Australie. Leur participation aux Jeux paralympiques de Tokyo est encore envisageable, sachant que les épreuves de taekwondo auront lieu du 2 au 4 septembre. En tout cas, le drapeau afghan sera bien déployé dans le stade durant la cérémonie d’ouverture.

Les Néo-Zélandais et Néo-Zélandaises (32 représentants), en revanche, ne seront pas là pour défiler avec leurs adversaires. La délégation de Nouvelle-Zélande a décidé de faire l’impasse sur la procession d’ouverture, afin de limiter les risques de contamination.

Reste que le Covid-19 n’a pas tari l’enthousiasme grandissant d’édition en édition pour les Jeux paralympiques, puisque Tokyo, première ville à accueillir une deuxième fois l’événement (après 1964), sera proche du record de délégations de Londres (164). À défaut de la sentir dans la mégalopole, qui s’apprête à entrer dans sa huitième semaine d’état d’urgence, la fièvre est palpable chez les sportifs.

“Je suis plus impatient encore à cause du report (d’un an en raison de la pandémie)”, clame l’archer américain Matt Stutzman, l’une des têtes d’affiche du documentaire “Rising Phoenix”. “C’est incroyable, mon exaltation dépasse les limites.” “Je suis tellement heureuse d’être ici”, renchérit à côté de lui l’escrimeuse italienne Beatrice Vio. “Ça m’a tellement manqué, la vibration de la compétition”, livre la porte-drapeau et porte-voix du para sport italien.

“Changer le monde”

Faute de spectateurs, la joie et les enjeux de la compétition devront se transmettre uniquement par la diffusion télé et son audience de quatre milliards de téléspectateurs cumulés attendue par le Comité international paralympique (CIP).

“Je pense que la population nippone sera fière”, veut croire le président du CIP Andrew Parsons dans une interview à l’AFP.  “Elle organise un événement qui va changer le monde” et verra “la même vague positive” que celle montée dans l’opinion avec les Jeux olympiques qui ont longtemps suscité l’opposition, voire l’hostilité, au Japon.

Représenté par une délégation d’un nombre inédit de 254 para athlètes, le pays hôte va-t-il capitaliser sur l’élan né aux JO, couronnés d’un record de 27 médailles d’or ? La Chine conservera-t-elle sa mainmise sur le sommet du tableau des médailles, comme à chaque olympiade depuis Athènes 2004 ? Autant de questions qui promettent de ramener au centre de l’attention – à partir de mercredi et le début des compétitions – le tableau des médailles, plutôt que celui des contaminations.

Avec AFP

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