Les îles Tuvalu en quête d’une voie légale pour exister en cas de submersion

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Les pieds dans l’eau, le ministre des Affaires étrangères des Îles Tuvalu, Simon Kofe, a interpellé les participants à la COP26, mardi, dans un message vidéo pour faire prendre conscience des menaces concrètes portées par la montée du niveau des mers qui pèse sur les îles polynésiennes.

L’archipel polynésien des Tuvalu, menacé de submersion du fait de la montée des océans liée au réchauffement climatique, tente de trouver des voies légales lui permettant de conserver un statut d’État et la propriété de ses zones maritimes même s’il venait à être complètement englouti, a déclaré, mardi 9 novembre, à Reuters, son ministre des Affaires étrangères.

“Nous envisageons désormais le pire des scénarios, dans lequel nous serions contraints de nous relocaliser avec la submersion de nos terres”, a déclaré Simon Kofe, chef de la diplomatie des Tuvalu, lors d’un entretien accordé à Reuters.

“Nous explorons des voies juridiques qui nous permettraient de garder la propriété de nos zones maritimes et de conserver notre reconnaissance en tant qu’ État dans le cadre du droit international. C’est ce que nous sommes en train de faire, pour préparer notre avenir”, a-t-il expliqué.

Défis

Les images de Simon Kofe, les pieds dans l’océan et de l’eau jusqu’aux genoux, enregistrant la déclaration vidéo qui doit être diffusée, mardi, à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP26) à Glasgow, ont été largement partagées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, donnant un large écho aux demandes de cet État insulaire, qui appelle à une action internationale plus ambitieuse contre le réchauffement climatique.

Simon Kofe a précisé que l’endroit où il a enregistré ce discours était auparavant situé sur la terre ferme. “Nous ne pensions pas que cette vidéo deviendrait virale comme cela a été le cas ces derniers jours. Nous avons été très heureux de voir ça et avec un peu de chance, cela va relayer notre message et mettre l’accent sur les défis auxquels nous sommes confrontés en ce moment aux Tuvalu”, a-t-il expliqué.

Depuis 1993, le niveau des eaux a progressé d’environ 0,5 cm par an, selon un rapport du gouvernement australien de 2011, menaçant l’archipel des Tuvalu, dont le point culminant ne se situe qu’à 4,5 mètres au-dessus du niveau de la mer. La montée des eaux accentue l’érosion des côtés de cet État insulaire qui compte environ 11 000 habitants.

Depuis début novembre, à Glasgow, en Écosse (Royaume-Uni), quelque 200 délégations se penchent sur la manière de limiter, comme le prévoit l’accord de Paris de 2015, le réchauffement de la planète bien en deçà de +2°C, et si possible à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Chaque dixième de degré supplémentaire de réchauffement compte et entraîne son lot de conséquences, canicules, incendies ou inondations.

Avec AFP et Reuters 

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