La Turquie va ratifier l’accord de Paris sur le climat “le mois prochain”

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé, mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU, que l’accord de Paris sur le climat serait soumis au vote du Parlement le mois prochain, dans le but d’être ratifié. Il avait été signé en avril 2016. 

Plus de cinq ans après avoir signé l’accord de Paris de lutte contre le changement climatique, la Turquie va le ratifier en octobre, a annoncé mardi 21 septembre son président Recep Tayyip Erdogan à la tribune de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), à New York.

“ Nous avons l’intention de présenter l’accord de Paris sur le climat au Parlement pour ratification le mois prochain (…) avant la conférence des Nations unies sur les changements climatiques” qui aura lieu du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow (Écosse), a précisé le président Erdogan.

Recep Tayyip Erdogan a rappelé que son pays avait signé l’accord de Paris en avril 2016 mais qu’il ne l’avait pas ratifié jusqu’à présent “en raison des injustices liées à la répartition des obligations et du partage du fardeau”, en termes de réduction des émissions polluantes.

Le Turquie considère que les efforts doivent être différenciés entre pays industrialisés, catégorie à laquelle elle appartient.

“Le monde sur un chemin catastrophique”, alerte Guterres

Le pays a été fortement éprouvé, comme plusieurs autres du bassin méditerranéen, l’été dernier par des incendies de forêts puis des inondations soudaines qui ont fait une centaine de victimes et causé d’importants dégâts à la nature. La Turquie est également frappée par une sécheresse persistante.

L’accord de Paris, signé lors de la COP21 en 2015, appelait à limiter le réchauffement planétaire à moins de 2° C au-dessus du niveau pré-industriel, et dans l’idéal à 1,5° C.

Mais sur la base des engagements actuels des États membres de l’accord, “le monde est sur le chemin catastrophique de 2,7° C”, a récemment mis en garde le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, soulignant que “si nous ne changeons pas de trajectoire collectivement, il existe un grand risque d’échec de la COP26” à Glasgow.

Avec AFP

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