la “prison olympique” des sportives néerlandaises testées positives au Covid-19

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Testées positives au Covid-19, placées en quarantaine dans un hôtel et privées de compétition à Tokyo, des sportives néerlandaises ont exprimé mercredi leur grande frustration, dénonçant ce qu’elles qualifient de “prison olympique”, et ont exigé davantage de temps à l’air libre.

Leur rêve olympique s’est brisé et elles vivent depuis un enfer. Des sportives néerlandaises, testées positives au Covid-19 et placées en quarantaine par les autorités japonaises, ont critiqué, mercredi 28 juillet, ce qu’elles qualifient de “prison olympique”, et exigent davantage de temps à l’air libre.

Dans une vidéo publiée mercredi sur Instagram, la skateuse néerlandaise Candy Jacobs, 31 ans, a déclaré qu’elle était toujours testée positive au coronavirus huit jours après le début de sa quarantaine qui doit durer dix jours. “Hier (mardi, NDLR), nous avons fait une grève parce que nous avons besoin de l’air extérieur, de n’importe quoi (…), parce que rien ne s’ouvre. Les fenêtres sont fermées, les portes ne s’ouvrent pas, jamais. Cela ne va pas”, a-t-elle critiqué.

Une grève

La skateuse et ses cinq compatriotes et compagnons d’infortune – la taëkwondoïste Reshmie Oogink, un membre de l’encadrement de l’équipe d’aviron, le rameur Finn Florijn et le joueur de tennis Jean-Julien Rojer – ont fait “grève” en ne bougeant pas du hall d’accueil de leur hôtel. Au bout de sept à huit heures de ce “sit-in”, ils ont fini par obtenir quinze minutes par jour d’accès à une fenêtre ouverte, selon Candy Jacobs.

La championne de skate a accusé le coup en apprenant qu’elle ne participerait pas à la compétition. “Je suis morte un petit peu. Je n’ai jamais eu le cœur brisé dans ma vie et là, j’ai eu l’impression que quelqu’un était mort, vraiment”, a-t-elle confié au journal l’Équipe. Depuis, malgré la déception et cette vie de recluse, elle essaye de se maintenir occupée : “Je tiens le coup. J’ai eu des jours durs, mais j’essaie de rester positive. Physiquement, je me sens mieux mais j’ai perdu le goût. J’essaie de faire 10 000 pas par jour, mais mentalement, c’est super difficile. C’est la plus grande bataille mentale de ma vie.”

Mardi, l’organisation olympique néerlandaise avait déjà fustigé les conditions d’isolement “inacceptables” de six membres de sa délégation à Tokyo, enfermés dans de “très petites pièces” sans aération ni lumière du jour.

Cloîtrés chacun dans leurs chambres, les Néerlandais peuvent seulement en sortir pour chercher leur repas, qui est “le même tous les jours”, s’est aussi plainte Reshmie Oogink. La taëkwondoïste a posté sur Instagram une vidéo montrant ce qui ressemble à un épouvantail assis sur un lit et fabriqué à partir de ses affaires et équipements sportifs. “Nouveau détenu dans la prison olympique”, a-t-elle ironisé dans la légende de la vidéo où elle dit : “J’ai un nouvel ami, appelé Bob. Il est prêt à se battre.”.

Les médias néerlandais ont annoncé mercredi un septième cas positif dans l’équipe des Pays-Bas, une encadrante de l’équipe d’aviron. Tous les sportifs venus au Japon pour participer aux Jeux olympiques de Tokyo qui se sont ouverts vendredi dernier sont soumis à des tests quotidiens et s’ils sont positifs, ils doivent s’isoler ou être hospitalisés.

Avec AFP

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