la joueuse de tennis Ons Jabeur met sa raquette aux enchères

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Ons Jabeur a annoncé lundi mettre en vente sa raquette qui lui a permis d’atteindre les quarts de finale de Wimbledon. Son objectif : récolter les fonds pour acheter un lit de réanimation pour un hôpital tunisien, alors que le pays est confronté à une flambée de l’épidémie de Covid-19.

La joueuse de tennis tunisienne Ons Jabeur, devenue début juillet la première femme arabe en quarts de finale à Wimbledon, a annoncé lundi 12 juillet vendre sa raquette pour aider les hôpitaux de son pays, confronté à un nombre record de contaminations au Covid-19.

“C’est pour la bonne cause (…) je ne peux pas rester là à regarder mon pays traverser des situations difficiles”, a indiqué sur Instagram la 23e joueuse mondiale au dernier classement WTA, précisant qu’elle ajouterait un don personnel à la somme récoltée lors de la vente.

Un lit de réanimation supplémentaire

La raquette mise en vente à 2 000 dinars (environ 610 euros) vers midi lundi, avait atteint la somme de 17 000 dinars (environ 5 200 euros) cinq heures plus tard, selon la militante Hajer Driss, qui s’occupe de récolter les dons.

La raquette, qui a servi à battre tour à tour Venus Williams (sacrée cinq fois à Wimbledon), Garbine Muguruza (lauréate en 2017) et Iga Swiatek (8e mondiale et vainqueur de Roland-Garros 2020), est mise aux enchères pour une durée fixée pour le moment à 48 heures, a-t-elle précisé.

L’objectif est d’acquérir une somme permettant d’ajouter un lit de réanimation pour un hôpital d’une région tunisienne, dont le prix peut atteindre 30 000 dinars (10 000 euros), selon la même source.

Les hôpitaux publics tunisiens sont actuellement confrontés à un afflux inédit de patients, et ne peuvent plus répondre à tous les besoins en raison du manque de personnel et d’équipements.

Une flambée de l’épidémie et une pénurie de vaccins

La Tunisie, qui a le taux de mortalité liée au Covid-19 “le plus élevé” de la région, selon l’Organisation mondiale de la santé, en est actuellement à plus de 16 000 décès pour 12 millions d’habitants.

Alors que le président tunisien Kais Saied s’est fait vacciner lundi, Tunis peine à trouver les vaccins nécessaires pour protéger sa population : il n’y a plus de vaccins Pfizer selon le ministère de la Santé, et 93 % des stocks d’AstraZeneca ont été administrés. 

Les Émirats arabes unis ont promis 500 000 doses de vaccins attendues dès lundi. La Chine et les États-Unis ont également annoncé des dons de 500 000 doses chacun, selon la présidence tunisienne. L’Algérie voisine “acheminera une aide de 250 000 doses de vaccins” mardi, a indiqué le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, selon l’agence algérienne APS.

La France avait annoncé en juin un don de 325 000 doses d’AstraZeneca, qui vont arriver le 17 juillet via l’initiative Covax, selon l’ambassade de France.

Par ailleurs, le Qatar a livré vendredi un hôpital de campagne, et les Égyptiens ont envoyé deux avions de matériel médical samedi, selon la présidence tunisienne, tandis que trois unités de production d’oxygène données par la France en mai sont en cours d’installation.

Avec AFP

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