la Cubaine Omara Durand, la paralympienne la plus rapide du monde

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Connue à Cuba comme “la reine des Jeux paralympiques”, Omara Durand a soif d’or. À 29 ans, elle compte déjà six sacres en trois participations. Après avoir remporté le 400 m à Tokyo, l’athlète atteinte de déficience visuelle est encore en lice pour le 100 m et le 200 m.

Omara Durand est la reine incontestée de la vitesse. Depuis le début de sa carrière, la Cubaine a absolument tout raflé et compte faire de même lors des Jeux paralympiques de Tokyo où elle vise un triplé. L’athlète a déjà remporté le 400 m, mardi 31 août et participe encore à la finale du 100 m jeudi et aux qualifications du 200 m vendredi.


Née à il y a 29 ans à Santiago de Cuba avec une déficience visuelle, elle commence à faire du sport à l’âge de 7 ans. La petite fille est alors frustrée par son handicap, une cataracte congénitale. “C’est comme si je ne pouvais pas avoir une vie normale à cause de cette déficience visuelle”, a-t-elle confié au site de la fédération internationale de para athlétisme

Mais Omara Durand se révèle très vite excellente à la course. Elle concourt pour la première fois aux Jeux paralympiques à Pékin en 2008 (catégorie T13). Elle repart bredouille de Chine, mais les jalons sont posés. Trois ans plus tard, elle marque les esprits aux Mondiaux à Christchurch en Nouvelle-Zélande. Elle décroche ses deux premières médailles d’or sur le 200 m et le 400 m. Rien ne peut désormais l’arrêter.

Des titres en pagaille

À Londres, en 2012, elle est sacrée sur le 100 m avec un chrono de 12s. Elle devient l’athlète déficiente visuelle la plus rapide de l’histoire. Elle remporte également la finale du 400 m. 

Après la naissance de sa fille, sa vue se détériore, et elle est reclassée dans la catégorie T12 (pour les déficients visuels avec guide). Cela ne l’empêche pas de continuer à enchaîner les titres. À Rio, en 2016, où elle est porte-drapeau de la délégation cubaine comme à Londres en 2012, elle réussit le triplé sur 100 m, 200 m et 400 m. Elle détient aussi les records du monde de ses trois épreuves de prédilection. 

Une complicité avec son guide

Sa motivation en compétition ? “Ma fille” de 8 ans, Ericka”, a-t-elle expliqué avant les Jeux à l’AFP. “C’est elle qui m’inspire jour après jour”. Quant à l’ex-athlète Miriam Ferrer, qui l’entraîne, c’est celle qui lui donne “la magie, l’alchimie, pour mettre tous les efforts qu’il faut pour concourir sur 100 m, 200 m et 400 m”. “C’est grâce à elle que j’ai eu tous ces bons résultats”, insiste Omara Durand.

Elle doit aussi son succès à Yunior Kindelan, son guide qui court à ses côtés, mais aussi l’un de ses amis les plus proches. “Nous partageons une camaraderie vraiment forte depuis le premier jour où nous nous sommes rencontrés. Ça n’a fait que grandir au fil des années”, a-t-elle résumé auprès du site officiel des Jeux paralympiques.

Comme pour beaucoup de sportifs dans le monde, la pandémie de coronavirus a perturbé sa routine d’entraînement, les centres sportifs à Cuba ayant fermé par précaution. “Le Covid est arrivé et il a fallu s’arrêter”, a-t-elle raconté. Mais “j’ai toujours fait mon possible pour rester en forme, chez moi” ou dans des lieux ouverts et sans foule.

“Physiquement, je me sens très bien […]. Je me suis beaucoup améliorée dans tous les chronos qu’on a fait”, assure Omara Durand. Au total, la star de la piste a décroché 11 médailles d’or lors de Mondiaux et 11 autres dans des championnats paralympiques. Le compteur est loin d’être arrêté.

Avec AFP

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