face au Kazakhstan, les Bleus doivent “finir le travail”

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L’équipe de France de football délaisse samedi son habituel Stade de France pour accueillir le Kazakhstan au Parc des Princes et espère au passage décrocher sa qualification pour le Mondial-2022 au Qatar.

Le mot d’ordre est clair : “il faut finir le travail”, clame Guy Stéphan, l’adjoint de Didier Deschamps. La situation l’est tout autant au moment de recevoir le Kazakhstan, samedi 13 novembre, au Parc des Princes. Une victoire des Bleus et les coéquipiers de Kylian Mbappé pourront prendre leur billet pour le Mondial-2022. En cas de défaite, ils auront une seconde chance mardi.

“Il faut avoir suffisamment de vigilance pour ne pas se croire qualifié avant de l’être”, a prévenu Didier Deschamps, en guise de préambule à ce rassemblement international.

Le sélectionneur ne sait que trop bien que ces derniers mois ses Bleus n’ont jamais été loin du faux pas. L’élimination surprise en huitièmes de l’Euro contre la Suisse aux tirs au but (3-3, 5-4 t.a.b.) ou encore les matches nuls poussifs de septembre contre la Bosnie et l’Ukraine (1-1) sont là pour le rappeler.

Cependant, ces inquiétudes ont été effacées pour partie en octobre par le sacre français en Ligue des nations, aux dépens de la Belgique (3-2) et de l’Espagne (2-1).

En tête du groupe D avec 12 points, la France est cependant en ballottage très favorable : l’Ukraine, deuxième avec 9 points, n’a plus qu’un match à jouer contre deux aux Français. Quant à la Finlande (3e, 8 pts), elle doit négocier samedi (15 h) un déplacement compliqué en Bosnie (4e, 7 pts) avant de recevoir les Bleus mardi à Helsinki en clôture des qualifications. Un match nul entre Bosniens et Finlandais dans l’après-midi arrangerait Hugo Lloris et ses partenaires, qui n’auraient alors besoin que d’un seul point face aux Kazakhs pour aller défendre leur titre mondial au Qatar.

Le souvenir de 1994 et du 13-Novembre

Il ne faut cependant pas être superstitieux. Le Parc des Princes, préféré exceptionnellement au Stade de France pour cause de travaux dans les transports en commun, ravive le souvenir douloureux des qualifications au Mondial-1994, conclues par les Bleus de Deschamps joueur, avec deux défaites surprises dans le même stade, contre Israël et la Bulgarie, dans une situation comptable presque identique.

Et la date, six ans jour pour jour après les attaques jihadistes de 2015, un soir de France-Allemagne à Saint-Denis, ajoute à la symbolique de cette soirée, alors que le procès des attentats du 13-Novembre se tient actuellement devant la cour d’assises spéciale de Paris.

Une minute de silence en hommage aux victimes sera d’ailleurs respectée en amont du match et les Bleus arboreront un brassard spécial pour l’occasion, dans un stade qui affichera complet.

Des incertitudes sur la composition

Les Tricolores arrivent donc avec une confiance retrouvée et un groupe stabilisé, seulement perturbé par les absences sur blessure de Presnel Kimpembe, Raphaël Varane et Paul Pogba.

Karim Benzema s’est entraîné en marge du groupe jusqu’à jeudi, mais l’attaquant, en lice pour le Ballon d’or, est espéré dans le onze de départ avec ses compères Antoine Griezmann et Kylian Mbappé.

Les incertitudes concernent plutôt le milieu de terrain – Adrien Rabiot ou Aurélien Tchouaméni pour épauler N’Golo Kanté ? –, et l’identité des joueurs qui composeront le nouveau schéma défensif des Bleus, à trois arrières centraux.

Dayot Upamecano et Kurt Zouma se disputent une place aux côtés de Lucas Hernandez et Jules Koundé, tandis que Theo Hernandez et Benjamin Pavard partent favoris pour animer les ailes, à moins que Deschamps n’opte pour un profil plus offensif à droite, comme Kingsley Coman.

En face, la 125e nation mondiale, battue 2-0 à l’aller en Asie centrale, a quelques arguments : “C’est une équipe très généreuse dans l’effort, très regroupée, avec beaucoup de densité”, a expliqué à l’AFP Guy Stéphan, soulignant “les qualités mentales” de l’adversaire. Celles-ci suffiront-elles à repousser les espoirs de qualification des Bleus ?

Avec AFP

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