en marche pour l’Histoire, Djokovic retrouve le champion olympique Zverev

Publié le :

Revanche au sommet dans le dernier carré de l’US Open. Sur la route d’un double exploit, le n° 1 mondial Novak Djokovic retrouve vendredi Alexander Zverev, champion olympique en titre et dernier homme à l’avoir battu en compétition.

Un Grand Chelem calendaire inédit sous l’ère Open doublé du record absolu de victoires en Majeurs. Tel est l’objectif gargantuesque de Novak Djokovic, du n° 1 mondial toujours affamé de records, à l’US Open. En demi-finale vendredi 10 septembre, il aura sur sa route celui qui pourrait s’avérer sa plus grande menace : l’Allemand Alexander Zverev, en pleine forme depuis sa victoire aux JO de Tokyo où il avait écarté le Serbe au même stade de la compétition.

“Je sais que ça va être une dure bataille. Mais je suis prêt. Ce sont les obstacles que je dois franchir pour arriver à l’endroit recherché”, a affirmé le n°1 mondial, mercredi soir, au sortir de sa victoire en quarts contre l’Italien Matteo Berrettini, la plus convaincante du tournoi jusqu’ici.

Montée en puissance 

Novak Djokovic s’est imposé 5-7, 6-2, 6-2, 6-3 en 3 h 30, aux dépens de l’Italien (8e mondial). Et il a encore perdu un set, le premier. Mais contrairement aux matches précédents, durant lesquels il avait fini par prendre le dessus en donnant l’impression de surtout lutter contre lui-même, il a cette fois offert son meilleur tennis dans les trois manches suivantes.

“Je pense que c’était une grande performance dans l’ensemble”, a déclaré Djokovic, estimant justement que ces trois derniers sets ont été “les meilleurs (qu’il a) joués dans le tournoi”.

Le court central Arthur-Ashe était pourtant acquis à la cause de l’Italien. Cependant, “Djoko” n’est jamais aussi fort que quand il est dos au mur, au milieu d’une tempête de décibels. Et il jouissait d’un capital confiance contre ce cogneur qu’il a battu deux fois en Grand Chelem, à chaque fois en quatre sets, en quart de finale de Roland-Garros en juin et en finale de Wimbledon en juillet. Et ce qui devait arriver arriva : “Nole” a retourné le public, qui lui a réservé une standing ovation en fin de match.

Zverev en pleine forme

À deux marches de l’exploit qui lui permettrait de se placer au sommet du panthéon du tennis, Djokovic sait que le défi sera difficile. Alexander Zverev est dans une forme resplendissante depuis sa médaille d’or décrochée début août aux Jeux olympiques de Tokyo. Le Masters 1000 de Cincinnati empoché dans la foulée, le 4e joueur mondial en est désormais à 16 victoires d’affilée, après avoir passé chacun de ses tours sans encombre.

Une performance qui pourrait doucement faire rire le “Djoker” : le Serbe reste sur 26 victoires consécutives en Grand Chelem.

“Contre Novak, vous devez jouer le meilleur tennis possible. Vous devez être parfait, sinon vous ne gagnerez pas. Or la plupart du temps, c’est impossible. C’est pour ça que le plus souvent, les gens perdent contre lui”, explique Zverev, qui est le dernier en date à avoir sorti Djokovic d’un tournoi. C’était en demi-finale à Tokyo, en renversant une situation pourtant compromise. “Il faut aller chercher la victoire, il faut être celui qui domine l’échange. Il faut le faire en commettant très peu de fautes directes. C’est le meilleur joueur du monde. Il est très difficile à battre.”

Les cinq sets, arme fatale de Djokovic

Ce quelque chose en plus qu’espère avoir Zverev, c’est une immense confiance, qui transparaît sur les courts à Flushing Meadows. Là même où, l’an passé, il avait fini par craquer en finale, renversé par l’Autrichien Dominic Thiem.

“Alexander est dans une forme fantastique. Mais c’est un match au meilleur des cinq sets qui nous attend, dans un Grand Chelem”, analyse Novak Djokovic.

En effet, l’Allemand n’est pas connu pour ses performances sur cinq sets. Il n’a d’ailleurs jamais battu un membre du top 10 sur ce format. S’il possède un record positif au meilleur des trois manches (32 victoires, 28 défaites), Zverev a toujours perdu en version longue (0-12), rappelle l’Équipe.

“Physiquement, je me sens aussi en forme que n’importe qui d’autre. Je serai prêt à l’affronter en cinq sets, cinq heures, tout ce qu’il faudra. C’est pour ça que je suis là”, a sciemment rappelé Djokovic, qui n’aime rien tant que les batailles qui durent, s’estimant être le plus armé pour les remporter.

Le combat épique en demi-finale de Roland-Garros dont il est sorti vainqueur face à Rafael Nadal en a été la preuve éclatante en juin. Mais sur la terre battue parisienne, il n’était pas forcément favori et n’avait pas l’immense pression qui pèse aujourd’hui sur ses épaules.

Le poids mental de l’exploit

À New York, Novak Djokovic tente tout simplement le plus grand exploit du tennis de l’ère moderne : s’adjuger un quatrième US Open pour réussir le Grand Chelem la même année, ce qui n’a plus été réussi depuis Rod Laver en 1969 et qui porterait de surcroît à 21 le record de Majeurs remportés par un joueur, devant Rafael Nadal et Roger Federer.

À deux marches de l’Histoire, “Djoko” a d’ailleurs refusé d’évoquer une énième fois ce sujet, qui revient avec insistance à chaque conférence de presse. “Si je commence à trop y penser, cela me pèse mentalement. Nous en parlerons dimanche, j’espère.”

Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *