deux frères syriens participent aux JO, mais pas sous la même bannière

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Alaa Maso et Mohamed Maso, deux frères syriens originaires d’Alep, sont réunis aux JO de Tokyo, mais ils ne concourent pas sous le même drapeau. L’un participe aux Jeux au sein de l’équipe de réfugiés, tandis que l’autre défend les couleurs de son pays d’origine.

Leur étreinte a ému les téléspectateurs lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Alaa Maso et Mohamed Maso, deux frères syriens, se sont longuement serrés dans les bras, vendredi 23 juillet, dans le stade de Tokyo. “Je ne peux pas décrire ce que je ressens en ce moment”, a écrit Mohamed sur son compte Instagram. Ils participent tous les deux aux JO mais sous une bannière différente. Alaa est nageur et fait partie de l’équipe des réfugiés, tandis que Mohamed, un triathlète, concourt pour la Syrie. Les deux sportifs originaires d’Alep ne s’étaient pas vus depuis huit mois en raison de leur préparation pour la compétition.

Comme le raconte le site officiel du Comité international olympique, le sport est une affaire de famille chez les Maso. Leur père était entraîneur de natation. Alaa a commencé les longueurs à l’âge de quatre ans. “Grâce au sport, j’ai pu me détacher de beaucoup de choses négatives et gagner en confiance dans ma vie personnelle durant les entraînements. Car plus je m’entraînais dur, mieux j’allais. Et c’est comme ça que j’essaie de construire ma vie : rester positif, créatif et en bonne santé pour attendre que le soleil se lève au-dessus de nous”, a-t-il confié au site du CIO.

Mais lorsque la guerre éclate en Syrie, sa passion est compromise. Il ne peut plus s’entraîner. En octobre 2015, il décide finalement de quitter le pays avec son frère aîné Mohamed. “La situation sombrait toujours plus et ne s’améliorait jamais”, raconte-t-il à Olympics.com.

L’équipe des réfugiés

Selon le site néerlandais RTL Nieuws, l’un réside aujourd’hui à Hanovre en Allemagne, tandis que l’autre s’entraîne aux Pays-Bas. Selon CNN, Alaa a écrit à la fédération nationale syrienne pour participer à des compétitions internationales sous les couleurs de son pays d’origine, mais il n’a pas eu de réponse. Il a ensuite décidé de postuler pour rejoindre l’équipe de réfugiés des Jeux olympiques, riche de 29 athlètes aux parcours atypiques. Les sportifs de cette équipe pas comme les autres bénéficient d’une bourse et défilent derrière le drapeau olympique.

Sur les 29 heureux élus, neuf sont originaires de Syrie, cinq d’Iran, quatre du Soudan du Sud, trois d’Afghanistan et deux d’Érythrée. L’équipe compte également un réfugié de chacun des pays suivants : Cameroun, Congo, République démocratique du Congo, Irak, Soudan et Venezuela. Les athlètes concourent dans 12 sports. Six sur les 29 étaient déjà présents à Rio, dont le nageur syrien Yusra Mardini. Certains se sont déjà distingués. Kimia Alizadeh, qui a fui l’Iran pour se réfugier en Allemagne en 2020, avait remporté une médaille de bronze à Rio en taekwondo.

De son côté, Mohamed Maso participe à la compétition pour son pays d’origine. Une décision qui lui vaut certaines critiques. “Ceux qui aiment le régime d’Assad devraient y vivre, et non en Europe”, a ainsi réagi sur Twitter, après la cérémonie, Omar Abu Layla, fondateur du site d’information Deir Ezzor 24.


La Syrie compte au total six athlètes à Tokyo, dont une jeune pongiste, Hend Zara. À 12 ans, elle est la plus jeune participante de ces Jeux.

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