à Paris, une “première finale” face au pays de Galles pour les Bleus

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Pour son premier match à domicile du tournoi, le XV de France reçoit samedi le pays de Galles, en quête d’un grand chelem. Après le faux pas contre l’Angleterre le week-end dernier, les Bleus doivent se relancer et si possible gagner largement contre les Gallois pour conserver l’espoir de gagner le Tournoi.

En quête de son premier Tournoi des Six Nations en onze ans, le XV de France risque de tomber sur un poireau. Samedi 20 mars, les Bleus devront gagner et s’imposer le plus largement possible face au pays de Galles pour garder intactes leurs chances de remporter le trophée après leur courte défaite face à l’Angleterre.

La route vers celui-ci passe donc par une victoire contre un XV du Poireau qui vise également la victoire finale, puis une récidive le 26 mars dans le match reporté contre l’Ecosse.

“On sait qu’on n’a pas trop de marge de manœuvre. Donc il faudra déjà faire un grand match et essayer de prendre le maximum de points”, a résumé le pilier gauche Cyril Baille, qui ne veut pas se lancer dans des calculs d’apothicaire.

Pourtant l’équation est simple : dans l’idéal, la France doit gagner avec le bonus offensif, tout en privant les Gallois du moindre bonus. Traduction pour les non-amateurs d’ovalie : inscrire au moins quatre essais sans en encaisser plus de trois et l’emporter d’au moins sept points.

C’est une “première finale”, selon l’entraîneur des avants français, l’ancien talonneur William Servat, membre de la troupe des “Grands Chelemards” il y a onze ans.

Le pays de Galles en force et en confiance

Déjà titulaire de la Triple Couronne – un titre honorifique décerné à une équipe des îles britanniques ayant vaincu les trois autres –, le XV du Poireau arrive au Stade de France en pleine confiance. Le pays de Galles viendra tenter de conquérir le treizième grand chelem de son histoire après avoir successivement battu l’Irlande (21-16), l’Écosse (24-25), l’Angleterre (40-24) et l’Italie (7-48).

“Nous avons fait preuve d’une grande continuité dans la sélection et nous le prouvons encore avec celle-ci”, a déclaré le sélectionneur Wayne Pivac. “Nous allons avoir un énorme défi à relever contre une très bonne équipe de France. Nous savons que nous devons franchir un palier par rapport à nos précédentes productions.”

Pour aborder le défi français, le sélectionneur s’appuie toujours sur son collectif très expérimenté autour de l’inusable deuxième-ligne Alun Wyn Jones qui, à 35 ans, améliorera encore le record du monde de sélections avec une 148e cape. Le XV gallois prévu au Stade de France cumule 987 sélections, soit une moyenne de près de 66 par joueur – plus que le plus capé des titulaires français. Il fait le choix de la continuité avec un seul changement dans le XV de départ par rapport à celui qui a écrasé l’Italie : en deuxième ligne, Adam Beard prendra la place de Cory Hill, qui sera remplaçant.

À l’expérience, Fabien Galthié oppose la fougue de la jeunesse française (25 ans et 21 sélections de moyenne) qui a impressionné depuis le début du Tournoi. Même lors de la défaite à Twickenham, le XV tricolore a su briller, en inscrivant notamment un magnifique essai en première main sur une combinaison terminée par Antoine Dupont dans l’en-but. Le sélectionneur a d’ailleurs reconduit le même XV de départ, renouvelant sa confiance à l’ouvreur Matthieu Jalibert, de nouveau préféré à Romain Ntamack.

Les Dragons en feu

Et surclasser les Gallois, les Bleus l’ont déjà fait : éliminée en quarts de finale du Mondial-2019 au Japon par le pays de Galles, la France n’a depuis plus perdu face à cet adversaire, avec un succès (27-23) à Cardiff en février puis une démonstration (38-21) en octobre à domicile.

Cependant, autres temps, autres mœurs. La sélection galloise traversait alors une bien mauvaise passe. Elle a terminé l’année 2020 avec sept défaites en dix matches au compteur et une infamante avant-dernière place du Tournoi, indigne de son rang. En 2021, les Dragons rouges sont en pleine résurrection et leur sélectionneur Wayne Pivac, après une première année de mandat difficile, a fait taire les critiques.

Aujourd’hui, battre les Gallois, selon les critères énoncés plus tôt, ressemble à une prouesse au vu des chiffres. Car les hommes en rouge ont inscrit au moins quatre essais et en ont encaissé moins de deux en moyenne depuis le début du Tournoi. Et ils restent sur trois succès bonifiés, dont un d’ampleur à Cardiff contre l’Angleterre (40-24).

Pour France-Galles, les Bleus devront donc trouver le moyen de dompter des Dragons rouges en feu.

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